7 pistes à suivre en vue d'obtenir une pension supplémentaire fiscalement avantageuse

Ceux qui souhaitent garder une poire pour la soif après leur retraite, ont intérêt à constituer des réserves financières suffisantes durant leur carrière professionnelle. Ils disposent de nombreuses options à cet effet. En outre, ils y sont fiscalement encouragés. Ceux qui le font, bénéficient d'une réduction d'impôt en général. Ci-dessous, nous avons énuméré 7 formules fiscalement avantageuses dans ce contexte.

1. L’assurance groupe

De nombreux employeurs constituent un capital-pension supplémentaire pour leurs salariés. A cet effet, ils effectuent des versements dans un fonds d’épargne-pension. Ensuite, à partir de ce fonds, ces versements seront investis dans des actions et des obligations. Lorsque ces salariés prendront leur retraite, ils auront droit au rendement de ces investissements.

L'employeur peut également conclure un contrat avec un assureur. En contrepartie des primes versées, ce dernier garantit aux salariés qu’il leur paiera un certain capital à l'âge de la retraite.

Si vous procédez par l'intermédiaire d'un assureur, vous avez le choix entre 2 formules. Via un contrat de la branche 21, les salariés ont droit à un rendement garanti. Les versements effectués maintenant doivent rapporter au moins 1,75% d’intérêts sur base annuelle. L'alternative consiste en un contrat de la branche 23 dont le rendement est lié à l'évolution des marchés financiers. Il n'y a aucune garantie au niveau du rendement cependant. Ce contrat est comparable au fonctionnement d'un fonds d’épargne-pension.

Parfois, les salariés peuvent demander qu'une partie de leurs revenus soit retenue et versée dans l’assurance groupe. Ils sont même encouragés à le faire via une réduction d'impôt de 30% sur les montants versés.

Attention: l'employeur peut lier le rendement garanti à une durée contractuelle suffisamment longue!

 

2. L’épargne-pension

Une autre formule souvent utilisée pour la constitution fiscalement avantageuse d'un capital-pension supplémentaire est celle de l'épargne-pension. Si vous versez un montant entre 1 euro et 990 euros, vous bénéficierez d'une réduction d'impôt de 30% sur vos versements. Si vous versez un montant entre 990 euros et 1.270 euros, vous bénéficierez d'une réduction d'impôt de 25% sur les montants versés. Ceux qui versent 990 euros, devront donc payer 297 euros d'impôts en moins. Ceux qui versent 1.270 euros, bénéficieront d'un avantage fiscal de 317,50 euros.

Ici aussi, ceux qui épargnent pour leur pension, peuvent choisir entre une formule de la branche 21 et une formule de la branche 23. Dans le premier cas, ils ont droit à un rendement garanti proposé par leur société. Dans le deuxième cas, le capital dépendra entièrement de l'évolution des marchés financiers. Cette dernière pourra mener à un rendement (nettement) supérieur, mais tout aussi bien à un rendement (nettement) inférieur.

 

3. La Pension libre complémentaire pour travailleurs indépendants

Les travailleurs indépendants à titre principal et les travailleurs indépendants à titre complémentaire qui gagnent suffisamment d’argent, peuvent contracter une Pension libre complémentaire pour travailleurs indépendants (PLCI). Ils peuvent verser jusqu'à 8,17% de leurs revenus dans ce plan d’épargne-pension (le montant maximal s’élève à 3.302,77 euros). Ce dernier est atteint avec des revenus s’élevant à 40.425,64 euros. Il est même possible d'opter pour un PLCI sociale, suite à quoi ils pourront verser jusqu'à 9,40% de leurs revenus (le montant maximal s’élève à 3.800,01 euros). Dans ce cas, les versements sont effectués non seulement en vue d’un capital-pension supplémentaire, mais également pour l'assurance contre l'incapacité de travail et l'invalidité.

Les versements pour la PLCI (sociale) peuvent être déduits des revenus imposables. Ceux qui tombent dans la tranche la plus élevée, bénéficieront donc d'un avantage de 50%. En outre, les futures cotisations sociales seront calculées en fonction d’un montant inférieur suite à cette déductibilité, ce qui leur permettra d’obtenir un avantage supplémentaire.

 

4. La Pension libre complémentaire pour travailleurs salariés

Les salariés qui ne constituent pas de pension complémentaire ou qui ne constituent qu'une pension complémentaire limitée via une assurance groupe ou via un fonds d’épargne-pension, peuvent également épargner pour une Pension libre complémentaire pour travailleurs salariés (PLCS). A cet effet, ils demandent à leur employeur de verser une partie de leur salaire dans un contrat auprès de l’assureur de leur choix. Sur base annuelle, les salariés peuvent faire verser 1.630 euros ou 3% de leur salaire brut d’il y a 2 ans.

Les versements pour la PLCS permettront aux salariés de bénéficier d'une réduction d'impôt de 30% sur les montants versés.

Tout comme pour de nombreuses autres formules, ils peuvent également choisir entre une formule de la branche 21 et une formule de la branche 23.

 

5. L’engagement individuel de pension

En ce qui concerne l’Engagement individuel de pension (EIP), une entreprise conclut un contrat de pension auprès d’un assureur, au profit de son dirigeant ou de ses salariés. Elle peut déduire fiscalement les frais qui y sont liés. Toutefois, elle doit être en ordre avec la ‘règle des 80%’. Cette dernière stipule que la pension globale ne peut pas s’élever à plus de 80% du dernier salaire.

 

6. La Convention de pension pour travailleurs indépendants

La Convention de pension pour travailleurs indépendants (ou CPTI) permet aux travailleurs indépendants sans société de constituer une pension complémentaire, en plus de la Pension libre complémentaire pour travailleurs indépendants (PLCI).

Les versements pour un CPTI vous permettront d’obtenir une réduction d'impôt de 30% sur les montants versés.

Toutefois, la CPTI doit être en ordre avec la ‘règle des 80%’. Cette dernière stipule que la pension globale ne peut pas s’élever à plus de 80% du dernier salaire.

 

7. L’épargne à long terme

Une autre possibilité de bénéficier d'un avantage fiscal pour la constitution d’un capital-pension supplémentaire, est l'épargne à long terme. Cette année-ci, vous pouvez verser jusqu'à 2.350 euros, en fonction de vos revenus. Vous atteignez ce montant maximal à partir de revenus nets imposables s’élevant à 36.227 euros.

Ici aussi, la réduction d'impôt s'élève à 30% des montants versés. Ceux qui versent le montant maximal, bénéficieront d'une réduction d'impôt de 705 euros. Ceux qui disposent de revenus moins élevés ou qui versent un montant inférieur, bénéficieront d'un avantage fiscal moins considérable.

Attention: dans ce panier de 2.350 euros, il faut parfois aussi tenir compte de la déduction d'un prêt hypothécaire! Ceux qui disposent encore d'un tel prêt, ne bénéficieront donc (presque) pas de l'avantage fiscal supplémentaire lié à l'épargne à long terme. Voilà pourquoi on vous conseille souvent de ne pas commencer à épargner à long terme avant que votre crédit immobilier ne soit remboursé.

source: Guide-epargne.be